À noter : Saint-André-du-Lac-Saint-Jean fut jadis reconnu sous le nom de « l’Épouvante », une appellation entourée de légendes liées aux débuts du village.
Un peu d’histoire
La légende de « l’Épouvante » fait partie de l’histoire locale de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean. De 1887 à 1897, le territoire aurait été reconnu sous ce nom.
Un ancien nom marquant
Le nom « l’Épouvante » aurait désigné ce coin de pays durant les premières années de son histoire.
Deux légendes
Deux explications accompagnent ce qualificatif, l’une liée à Théodule Vandal et l’autre aux chevaux des gens de Saint-André.
La légende de Théodule Vandal
La première explication du nom « l’Épouvante » est historiquement liée aux débuts de Saint-André.
Tout laisse croire que Théodule Vandal, l’un des premiers colonisateurs du village, fut saisi par sa découverte. Il en fit la description à ses concitoyens avec tant d’enthousiasme que les sceptiques crurent à une exagération de sa part, la nommant « l’épouvante à Théodule ».
À cette époque, le terme était courant pour qualifier une extravagance désordonnée. Par exemple, lorsqu’un cheval semblait apeuré et se mettait à galoper, on disait qu’il prenait l’épouvante.
Du coup, l’Épouvante du père Vandal reçut consécration pour désigner ce coin de pays. Théodule s’y établit lui-même avec d’autres, continuant d’en parler avec les mêmes convictions, ce qui empêcha les gens de l’oublier.
De l’Épouvante à Saint-André
Le nom de Saint-André fut donné quelques années plus tard, au moment de l’établissement d’une mission.
1897
Une mission est établie en l’honneur d’André Néron de Saint-Jérôme, aujourd’hui Métabetchouan. On disait alors « Saint-André de l’Épouvante ».
Un nom utilisé publiquement
Ce nom est resté tel quel pendant plusieurs années. On le retrouvait dans les journaux, les correspondances et les publications officielles.
1940
C’est en 1940 qu’apparut le nom Saint-André-du-Lac-Saint-Jean.
Un territoire qui attire les curieux
Les récits des premiers arrivants ont suscité la curiosité et attiré de nouveaux habitants.
Voulant vérifier les dires des premiers arrivants, beaucoup de curieux vinrent s’établir dans le village, attirés par les ressources naturelles et par le potentiel que dégageait la chute de l’Épouvante.
La légende des chevaux
Une autre version de la légende rattache le nom de l’Épouvante aux déplacements des gens de Saint-André.
« V’là les épouvantés de Saint-André ! »
D’autres perpétuent la légende selon laquelle, lorsque les gens de Saint-André descendaient à Saint-Jérôme, ils faisaient galoper leurs chevaux dans la dernière côte qui menait au village. Les gens disaient alors : « V’là les épouvantés de Saint-André ! »